Ajouté le: 14 Octobre 2012 L'heure: 15:14

Universite d’ete de la Metropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Meridionale

Du jeudi 23 août au dimanche 26 août 2012

Universite d’ete de la Metropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Meridionale

Cette quatrième université d’été a eu lieu à Sainte‑Croix à Monestier en Dordogne.

Plus de quatre‑vingt personnes y ont participé, clergé, fidèles, logeant sur place ou dans des chambres d’hôtes à proximité.

Cette année, SE le métropolite Joseph et SExc L’évêque Marc présentaient l’exposé au début de chacune des trois premières journées, le dimanche clôturant le tout par la divine liturgie pontificale et l’ordination du diacre Francis Linglet, pour la paroisse Saint‑Nectaire‑et‑sainte‑Foy de Monestier. Les thèmes abordés étaient les suivants :

• Le sens de l’ascèse des chrétiens orthodoxes dans le contexte de crise économique actuelle.
• La liturgie et l’expérience de Dieu dans la prière liturgique.
• Les dons du Saint‑Esprit dans l’Eglise et dans nos vies.

Le déroulement des journées se passait ainsi :

7h00 Divine liturgie
9h00 Petit déjeuner
10h00 Atelier de mémorisation de l’Évangile avec Hélène Séjournet
10h30 Exposés par les évêques suivis d’échanges
12h45 Déjeuner
15h00 Rencontre avec nos évêques (ateliers en petits groupes pour approfondir l’exposé du matin)
16h30 Pause‑goûter
17h00 Réunion du clergé
19h00 Vêpres
20h00 Dîner

Il y eut également une réunion avec les évêques et les épouses des prêtres et des diacres.

Le programme a donc été dense, dans une ambiance communautaire et familiale où chacun était libre de sa présence.

Il y avait un va et vient spontané.

Pour les enfants, des ateliers et la préparation d’un spectacle ont été encadrés par Martine Alépée et quelques autres personnes ; les enfants ont d’ailleurs montré de grandes facilités pour la mémorisation de l’Évangile avec Hélène.

Les adolescents ont apprécié leurs échanges avec le diacre Jean‑Marie Cuny (paroisse de Besançon).

Toutes ces activités avaient lieu dans ce lieu magnifique qu’est Sainte‑Croix, accueillis par Père Philippe et son épouse Élianthe et les fidèles de cette communauté généreusement investis au service de l’intendance.

La présence et la grande disponibilité des évêques ont marqué ces moments‑là. Les thèmes abordés nous centraient à chaque instant sur l’échange entre Dieu et l’homme avec l’ascèse comme fil conducteur. Chaque jour, l’exposé débutait par une histoire contée par Mgr Joseph, ouvrant les yeux de notre cœur à la compréhension du thème.

Le premier jour, nous pouvions nous reconnaitre dans le personnage de cette femme qui n’avait pas su voir le Christ dans les personnes qui frappaient à sa porte alors que c’est le Christ qu’elle attendait justement ce jour‑là.

Nous nous situions dans l’ascèse invisible qui consiste à reconnaitre le Christ dans son prochain, dans l’ascèse de pouvoir donner son avoir, et en nous posant la question de savoir si la crise actuelle n’était pas plutôt la crise intérieure de l’homme, conditionné par son avoir – rempli ou vide – qui se répercutait sur l’extérieur.

Le deuxième jour, l’histoire illustrait avec beaucoup d’humour notre peu de disponibilité lors de la Divine Liturgie et combien nous sommes tous confrontés à cela. En ressortait alors, dans la nécessité de se préparer à cet échange entre Dieu et l’homme qu’est la divine liturgie, par la prière et par le jeûne, surtout l’ascèse de la garde des pensées. Le péché n’est rien en lui‑même mais nous lui donnons, sans ascèse, toute sa force – cette ascèse avant la liturgie, pendant la liturgie. En parlant de la Liturgie où Dieu se donne à nous, où nous nous donnons à Dieu, où tout est vivant par la présence de Dieu, par la résurrection du Christ, nous était divinement rappelé l’importance de la vigilance de chaque instant, de l’attention permanente aux prières, de l’écoute lors de l’homélie où Dieu parle à travers le prêtre quand les fidèles écoutent, et l’importance des gestes que nous faisons.

Le troisième jour, c’est à nouveau l’histoire qui frappait nos esprits, en rappelant le sacrifice qu’est devant Dieu le fait de recevoir le dénigrement ou la louange sans réagir, et comment, par l’ascèse de l’obéissance à son Père spirituel, le jeûne et la prière trouvent leur place dans l’humilité. Sans l’obéissance, le jeûne n’est rien, la prière n’est rien. C’est vrai également de la façon dont nous nous référons aux bons et aux mauvais côtés des autres ; quand nous acceptons la méchanceté de quelqu’un envers nous, ce n’est pas pour rien : cela participe à faire fructifier les dons du Saint‑Esprit dans nos paroisses et dans nos vies.

Je livre là des bribes de ces enseignements merveilleux qui me restent en tant que fidèle et cela ne relate pas l’ampleur de ce qui nous a été dit. Je ne peux qu’inciter les autres à participer dans l’avenir !

Je me souviens d’une phrase de Mgr Joseph: « on parle de nouveau et de nouveau de la liturgie...» et nous, nous entendons et nous ré-entendons, et cela fait vivre en nous nos connaissances et notre foi.

La douceur avec laquelle les évêques accueillent la parole de chacun nous fait ressentir l’unité. Et pour moi qui arrive depuis peu dans la communauté orthodoxe, les rencontres avec les uns et les autres, venus de divers horizons, ont élargi un peu ma notion de paroisse et m’ont donné une plus grande représentation de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale.

Aurélie Sorriaux, paroisse de Louveciennes

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