Ajouté le: 14 Avril 2012 L'heure: 15:14

Terre Sainte – Un pèlerinage attendu, prometteur et au‑delà de toute espérance !

Nous poursuivons dans ce numéro la présentation du pèlerinage en Terre Sainte organisé par le Centre de Pèlerinage de la Métropole au mois de janvier. Comme dans le numéro précédent, ce sont les pèlerins qui ont la parole, étant les plus à même de raconter ce qu’ils on vu et vécu...... 

Terre Sainte – Un pèlerinage attendu, prometteur et au‑delà de toute espérance !

On a vécu des expériences inoubliables sur les traces du Sauveur dans notre périple spirituel qui a été accompagné à chaque endroit de lectures bibliques et de chants, de précisions supplémentaires et de conversations très bien soutenues par notre organisateur, Bogdan Grecu, aux côtés du père Iulian Nistea.

La participation aux offices, parmi lesquels la bénédiction des eaux au Jourdain à l’occasion de la Théophanie, a trouvé son point culminant dans la Sainte Liturgie du Tombeau du Sauveur, dans la nuit du samedi au dimanche et a été pour moi la vraie joie pascale, reflétée jusqu’au lendemain – je me suis sentie comme le jour de Pâques!

J’ai vécu une autre expérience remarquable, cette fois‑ci en Egypte‑Sinaï, au Monastère Sainte‑Catherine et aux environs, des lieux particuliers qui ont laissé des traces profondes dans mon cœur.

J’ai vu des endroits splendides, j’ai rencontré des gens distingués et Dieu nous a fait vivre des moments uniques, surprenants, en nous faisant éprouver une grande joie.

Lors de la dernière escale, j’ai reçu d’une moniale le conseil suivant: éloigner le seul mal de notre vie: le péché !

Et après, le moment du départ... Qu’elles sont difficiles, les séparations! Il y a à présent entre nous des liens étroits et j’espère qu’ils subsisteront malgré l’éloignement spatial et temporel, par la prière des uns pour les autres.

Je voudrais remercier tous ceux qui ont rendu possible ce pèlerinage, les organisateurs aussi bien que les pèlerins.

Que Dieu soit loué pour tout !

Mihaela Busuioc, Salon de Provence

J’ai participé avec quelques milliers d’autres pèlerins à la sanctification des eaux du fleuve du Jourdain, la veille de la fête du Baptême de notre Seigneur (le 18 janvier selon le calendrier julien, suivi par le Patriarcat de Jérusalem). Nous fûmes le premier groupe à arriver au Jourdain, dès 8h du matin. Nous nous sommes rendus au bord du fleuve, nous nous en sommes aspergé le visage, nous nous sommes prosternés, puis nous avons attendu. Les pèlerins s’assemblaient groupe après groupe, l’atmosphère se faisait de plus en plus festive. Vers midi arriva le Patriarche de Jérusalem, entouré de prêtres et de diacres, parmi lesquels certains tenaient dans leurs mains quelques colombes blanches. A l’issu de l’office de bénédiction des eaux, les cloches se mirent à sonner, les colombent furent lachées, puis elles tournoyèrent en volant quelques minutes au‑dessus de nous. Puis à un certain moment, de l’aile de l’une d’entre elles s’est détachée une plume, qui est doucement descendue vers moi. Je l’ai prise dans la paume... Ce fut pour moi comme une image de la descente du Saint‑Esprit sur les eaux, sur nous tous, qui étions là‑bas.

Maria Şomle, Paris    

Pour moi le pèlerinage a été un voyage en moi‑même, avec Jésus Christ. J’ai suivi le texte des Saintes Ecritures et dans la lumière des images saintes de l’Ancien et du Nouveau Testament, j’ai voyagé à côté des Saints Evangélistes, j’ai accompagné Jésus Christ depuis Sa naissance jusqu’à la Résurrection. Dès l’aube, j’ai couru au tombeau comme les femmes myrophores, j’ai attendu la Résurrection, je me suis ralliée au Christ dans l’Eucharistie. J’ai été accueillie par les saints qui ont glorifié Dieu: les Saints Apôtres, le juste Zacharie et Sainte Elisabeth, le précurseur Jean le Baptiste, les Saints Prophètes Elie et Moïse, la pieuse Marie l’Egyptienne, Sainte Catherine, les Saints Joachim et Anne, Zachée, les mages, les bergers, les ermites qui ont vécu dans le désert du Sinaï, etc.

Je voudrais dire à tous: allez voir combien Dieu est bon !

Daria Halip, Londres

J’avais rêvé de refaire ce pèlerinage avant même que mon premier séjour ne soit achevé. Je voulais y revenir encore et encore! Et j’ai eu l’occasion de le faire d’une manière inespérée trois ans après !

J’ai été très contente que Dieu m’ait permis de rentrer chez moi, chez Lui, chez nous. Pourquoi chez nous ? Parce qu’on a le sentiment d’être chez soi, d’être reçu à bras ouverts, qui que l’on soit: fils prodigue, douanier, pharisien ou débauché. Tu ne peux pas rester indifférent devant la main tendue vers toi ou devant les bras grand ouverts qui t’attendent depuis si longtemps !

Il est impossible de ne pas sentir Son amour, de rentrer tel que tu es arrivé ou d’ignorer le fait que tu vibres à chaque pas, que ton corps vit cette éternelle flamme et que chaque cellule souffre et désire le pardon, l’amour, la rédemption!

Ce sont des expériences indescriptibles. Il n’y a pas de mots qui puissent les raconter. Tout ce que je pourrais dire aux autres est d’y aller voir (sentir) !

C’est ce que je souhaite à chaque chrétien. Si chacun d’entre nous réussissait au moins une fois à se rendre sur les Lieux Saints, personne ne voudrait plus rester dans le péché... Parce qu’il saura que Dieu l’attend toujours les bras ouverts !

Je ne crois pas que ce soit exactement ce que vous aimeriez lire à propos de ce pèlerinage, mais... ce sont mes expériences à moi et j’ai voulu vous faire y prendre part !

Que Dieu nous aide à rentrer chez nous chacun d’entre nous !

Paula Mănac, Bruxelles

Au début, je ne voulais pas à tout prix aller à Jérusalem. J’étais même un peu intrigué de ne sentir aucune attirance pour les lieux où notre foi est née, où Jésus Christ est né, a vécu, a souffert et est ressuscité. J’allais avec joie à la Sainte Montagne, mais c’était pour le Mont Athos que j’éprouvais de la nostalgie, et non pas pour Jérusalem. Je connaissais l’histoire du père qui y était parti avec un sac où il avait fourré quelques oignons, des poivrons et de l’ail, mais cela ne me rassurait pas trop.

Voici comment le bon moment est venu et le désir s’est éveillé en moi. Il y avait un père qui disait qu’à chaque fois qu’il nous regardait, il voyait dans nos âmes une nostalgie cachée, une prière muette, le désir d’aller en Terre Sainte. Eh bien, il voyait très clairement, parce que pour moi c’est comme ça que les choses se sont passées. Ma vie était un perpétuel tourment, une angoisse. Je me sentais fatigué et j’étais impatient de rencontrer Dieu d’une manière plus profonde, plus claire, pour trouver et suivre ma voie. Dieu était à mes côtés, mais moi je Lui demandais de m’envoyer des signes!

J’ai reçu la nouvelle du pèlerinage avec beaucoup de joie, mais également avec des hésitations. Puis ça y est, j’ai pris la décision d’y aller. Depuis qu’on est arrivés en Israël, en fait depuis le moment de notre départ, j’ai ressenti en moi une paix qui m’a accompagné partout. Je savais que je devais me rassurer et me préparer parce que j’allais rencontrer Dieu... et en effet, quand j’ai été de retour dans mon pays, je me suis rendu compte qu’à Jérusalem je m’étais senti devenir un autre. Je ne sais pas si cela était bien visible à l’extérieur, mais c’était vraiment autre chose, une lumière nouvelle.

Nous avons visité beaucoup d’endroits, nous avons lu le texte des Evangiles, nous avons adressé des prières à Dieu, nous avons tous essayé, chacun à sa manière, de nous mettre dans la peau du pèlerin véritable. Cependant, je tiens à vous raconter quelque chose sur les lieux où j’ai senti plus profondément. Il ne suffit pas que dans un certain endroit se produise un miracle ou un autre événement historique mentionné dans les Evangiles. Sans une pratique authentique continue l’endroit en question perd sa valeur, tout comme la foi sans les œuvres. Chaque fois que j’entrais dans une église orthodoxe, mon cœur sursautait, se remplissait d’un autre parfum. J’éprouvais, somatiquement parlant, quelque chose de nouveau. C’était une expérience inédite. Ailleurs tout était vide, étrange, froid, dépourvu de sens. C’est avec le cœur qu’on choisit. Pour ne plus parler des grands centres monastiques (cloîtres) du désert du Jourdain, de tous les moines qui y ont vécu et dont on entend encore les voix parmi les contemporains, de Saint Sabbas, du monastère de Chozéba, du Sinaï. En rencontrant les saints, c’est Jésus Christ que l’on rencontre. Leurs œuvres touchent nos cœurs. On marche sur leurs traces et on devient fils de Dieu. Jésus Christ est le Fils de Dieu. Je tremble de peur, mais mon cœur se remplit d’un amour dévorant. Voilà pourquoi je suis venu à Jérusalem. Aller pour mieux voir, voir pour mieux comprendre.

Le Tombeau du Christ est un endroit plein de mystère et ce n’est pas comme ça parce qu’il est convenable de le dire ou parce que les autres le disent. On éprouve quelque chose d’inexplicable. C’est une rencontre mystérieuse, incertaine, confuse. Au Tombeau de Jésus il y a toujours un frémissement perpétuel, mêlé d’ardeur et de prières, il y a beaucoup de gens et de tentations. Malgré tout cela, on se réjouit de rencontrer Jésus Christ. Il faut se satisfaire de peu et profiter du moment où l’on est arrivé. Je ne peux pas affirmer que je me suis entièrement retrouvé et cela m’afflige, mais si je me souviens des paroles de Jésus : « Là où deux ou trois s’assemblent en Mon nom, Je suis au milieu d’eux. », alors je retrouve mon ardeur première. Chacun selon ses moyens et son désir... le parfum de ses œuvres salutaires. J’achève mon tour d’impressions en réfléchissant toujours aux paroles du père dont je vous ai parlé au début. Nous sommes partis, nous voilà revenus, mais nous ne sommes plus les mêmes. Le père a jeté les bases d’une admirable et profonde œuvre de pénitence. Quant à moi, la pierre bâtie restera toujours là, la rencontre avec Jésus Christ a eu lieu, je me suis réjoui d’être en présence des saints qui m’ont donné leur bénédiction et j’espère avoir pris la bonne décision. Que Dieu nous affermisse dans notre foi, qu’Il nous donne la force de travailler ce qu’on a reçu!

Victor Larie, Iaşi

Si vous souhaitez recevoir des informations sur les prochains pèlerinages, vous pouvez contacter le Centre de Pèlerinages de la Métropole Orthodoxe Roumaine d’Europe Occidentale et Méridionale, en envoyant un mail à : pelerin@mitropolia.eu ou en appelant le: +33 6 05 68 94 50.

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