Ajouté le: 8 Avril 2012 L'heure: 15:14

Saint Paul et sa mission de prédicateur (I)

 

Le rédacteur du présent article pour « Apostolia » s’est efforcé de comprendre comment saint Paul concevait sa mission de prédicateur de l’Evangile, en examinant les Epîtres de l’Apôtre et en cherchant à mettre en évidence, autant que faire ce peut, la typologie qui unit, en particulier, ses Epîtres avec certains textes de l’Ancien Testament (T.O.B.). Dès lors, s’est imposé un développement en six parties :
1°) Un avant‑propos : ce qui s’est passé en amont de la prédication de saint Paul
2°) La vocation de saint Paul ;
3°) La « certification » de l’enseignement de saint Paul ;
4°) La Croix du Christ, « centralité » de la foi de saint Paul ;
5°) La façon de saint Paul de prêcher l’Evangile ;
6°) Saint Paul, apôtre des nations.

Saint Paul et sa mission de prédicateur (I)

I. En amont de la prédication, un persécuteur de l’Eglise

Il convient d’examiner ce qui a pu se passer en amont de la prédication de saint Paul car celui‑ci se présente aussi comme étant un persécuteur de l’Eglise :

« Vous avez entendu parler de mon comportement naguère dans le judaïsme : avec quelle frénésie je persécutais l’Eglise de Dieu et je cherchais à la détruire ; je faisais des progrès dans le judaïsme, surpassant la plupart de ceux de mon âge et de ma race par mon zèle débordant pour les traditions de mes pères. » (Ga, 1, 13).

Voilà comment saint Paul évoque son comportement avant la révélation dont il bénéficiera sur le chemin de Damas. Il est important de prendre en compte le fait que saint Paul ne se présente pas comme quelqu’un de mauvaise vie. Il met en parallèle la persécution contre l’Eglise de Dieu, pour reprendre ses termes, avec ses progrès dans le judaïsme. Sa persécution de l’Eglise va de pair, chez lui, avec un progrès et un attachement fort aux valeurs du judaïsme et à ses Pères.

Il confirme son attitude de Juif zélé, dans l’Epître aux Philippiens, au chap. 3, v. 4 : « Pourtant, j’ai des raisons d’avoir aussi confiance en moi‑même. Si un autre croit pouvoir se confier en lui‑même, je le peux davantage, moi, circoncis le 8e jour de la race d’Israël, […] Hébreu fils d’Hébreux ; pour la loi, Pharisien ; pour le zèle, persécuteur de l’Eglise ; pour la justice qu’on trouve dans la loi, devenu irréprochable ».

Paul a donc été un Pharisien, persécuteur de l’Eglise et irréprochable au regard de la Loi. Il semble même dire que c’est précisément par attachement aux traditions de ses Pères et par respect de la Loi de Moïse qu’il en est arrivé à persécuter l’Eglise.

Saint Paul n’a pas connu le Jésus terrestre. Quand il entend parler de ce « mouvement » qui est en train de se développer au sein du judaïsme, il ne peut l’accepter. Pourquoi ? Parce qu’un messie, le Messie de Dieu, ne peut pas avoir été crucifié ! L’expression « messie crucifié » est contradictoire. Le messie peut souffrir : il y a des textes d’Isaïe qui évoque le Serviteur souffrant (Is. 53) mais un messie ne peut pas être crucifié. Ce n’est pas possible car un messie ne peut pas être maudit par Dieu, être sous le coup de la malédiction par sa crucifixion. Or, comme Jésus a été crucifié, il est, pour le pharisien Saül, sous le coup de la malédiction. Se réclamer de ce Jésus crucifié, c’est donc remettre en cause la Loi de Moïse. C’est la raison pour laquelle saint Paul a d’abord été un persécuteur des Chrétiens.

II. La vocation de saint Paul

Les historiens de l’Eglise situent la conversion de Paul sur le chemin de Damas, cinq ou six ans après la crucifixion de Jésus. Saint Luc, dans le livre des Actes, chap. 9, évoque sommairement cet événement. Mais trois textes paraissent plus importants que la chronique de Luc, l’un de l’Apôtre, les deux autres de l’Ancien Testament, car ils concernent la vocation de saint Paul à être apôtre du Christ :

Dans l’Epître aux Galates, au chap. 1, saint Paul déclare  : « Lorsque Celui qui m’a mis à part depuis le sein de ma mère et m’a appelé par sa grâce, a jugé bon de révéler en moi son Fils afin que je l’annonce parmi les païens, aussitôt, loin de recourir à aucun conseil humain ou de monter à Jérusalem auprès de ceux qui étaient apôtres avant moi, je suis parti pour l’Arabie puis je suis revenu à Damas. » (v.15).

Ce verset 15 est particulièrement intéressant pour notre sujet : « Lorsque celui qui m’a mis à part depuis le sein de ma mère et […] a jugé bon de révéler en moi son Fils […] ». Révéler est le verbe « apokaluptein ». Il signifie que la révélation est le dévoilement de ce qui est caché. Et, comme Jésus a été l’Envoyé du Père, qu’Il a annoncé ce qu’Il a entendu du Père, qu’Il a accompli sa volonté, Paul, à son tour, dira ce qu’il a entendu du Fils de Dieu et accomplira sa volonté.

« Lorsque celui qui m’a mis à part dans le sein de ma mère […] » est une expression particulière bien connue dans l’Ancien Testament. On la trouve d’abord, au début du livre de Jérémie, au chap. 1 : « La parole du Seigneur s’adressa à moi : „Avant de te façonner dans le sein de ta mère, je te connaissais ; avant que tu ne sortes de son ventre, je t’ai consacré ; je fais de toi un prophète pour les nations” » (v. 4‑5). Le prophète Jérémie est présenté comme étant le prophète des nations. C’est normal car, pour Israël, il y a d’un côté les juifs et de l’autre les nations (les païens). Cette expression de « prophète des nations » concerne au premier chef la mission de prédicateur de Paul.

Le deuxième texte de l’Ancien Testament, à mettre en parallèle avec le verset 15 mentionné précédemment, est dans le livre d’Isaïe. Le prophète, au chap. 49, clame : « Ecoutez‑moi, populations du lointain [les nations païennes], le Seigneur m’a appelé dès le sein maternel. » (v. 1)

« Le Seigneur m’a appelé dès le sein de ma mère ». Ce verset paulinien fait donc écho aux prophètes Jérémie et Isaïe et à la vocation du peuple d’Israël. Cela veut dire très clairement que saint Paul relie son action d’apôtre du Christ, non pas seulement à une conversion mais aussi à une vocation, puisqu’il reprend ces deux textes. Dieu l’a d’abord « appelé par sa grâce » (d’où sa vocation) et, au moment de sa conversion, Il lui a révélé à ce qui lui était caché.

« Il a jugé bon de révéler à moi son Fils, afin que je l’annonce » (Ga. 1, 15). L’Apôtre analyse l’évènement de Damas comme une vocation en vue d’une mission de prédication. Il établit un lien direct entre sa conversion et sa mission qui sont imbriquées l’une dans l’autre. L’Epître aux Philippiens (3, 5‑8.) nous éclaire sur ce point : « Circoncis le huitième jour, de la race d’Israël, […] Hébreu fils d’Hébreux ; pour la loi, Pharisien ; pour le zèle, persécuteur de l’Eglise ; pour la justice qu’on trouve dans la loi, devenu irréprochable. Or toutes ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai considérées comme une perte à cause du Christ. Mais oui, je considère que tout est perte en regard de ce bien suprême qu’est la connaissance de Jésus‑Christ, mon Seigneur ». Il vivait en Juif pieux, jusqu’à ce qu’il subisse, sur le chemin de Damas, un bouleversement des valeurs qui l’animaient, jusqu’à ce qu’il reçoive la Lumière divine.

Saint Paul insiste sur ce bouleversement des valeurs : « A cause de lui j’ai tout perdu et je considère tout cela comme une ordure afin de gagner Christ et d’être trouvé en lui, non plus avec une justice à moi, qui vient de la loi, mais avec celle qui vient par la foi au Christ, la justice qui vient de Dieu et s’appuie sur la foi. Il s’agit de le connaître, Lui, et la puissance de sa Résurrection, et la communion à ses souffrances, de devenir semblable à Lui dans sa mort, afin de parvenir, s’il est possible, à la résurrection d’entre les morts. » (Ph. 3, 8‑12) S’il est question d’une connaissance de Jésus‑Christ, c’est en fait plus qu’une connaissance ; c’est également une participation à sa mort et à sa Résurrection.

III. La « certification » de l’enseignement de saint Paul

Un autre texte, la première Epître aux Corinthiens, en son chap. 15, montre que l’Apôtre certifie que le contenu de sa prédication, son enseignement d’apôtre, est conforme au kérygme apostolique : « Je vous rappelle, frères, l’Evangile que je vous ai annoncé, que vous avez reçu, auquel vous restez attachés, et par lequel vous serez sauvés si vous le retenez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, vous auriez cru en vain. Je vous ai transmis en premier lieu ce que j’avais reçu moi‑même : Christ est mort pour nos péchés, selon les Ecritures. Il a été enseveli, il est ressuscité le 3e jour, selon les Ecritures. Il est apparu à Céphas puis aux Douze. Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois ; la plupart sont encore vivants et quelques‑uns sont morts. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. En tout dernier lieu, il m’est aussi apparu, à moi l’avorton. Car je suis le plus petit des apôtres, moi qui ne suis pas digne d’être appelé apôtre parce que j’ai persécuté l’Eglise de Dieu. Mais ce que je suis, je le dois à la grâce de Dieu et sa grâce à mon égard n’a pas été vaine. » (v.1‑10)

Saint Paul inscrit donc son enseignement dans celui des grands témoins de la Résurrection. Il se réfère au kérygme apostolique, le cśur de la foi chrétienne. C’est sa manière de « certifier » la véracité de son enseignement.

En outre, Il donne un sens à la mort de Jésus : « Christ est mort pour nos péchés selon les Ecritures. Il a été enseveli, il est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures.» (v. 3). Avec les autres apôtres, il affirme clairement que les événements de la mort et de la Résurrection du Christ sont conformes au plan de Dieu car advenus « selon les Ecritures ».

Un autre texte, le verset 9 du chap. 10 de l’Epître aux Romains, précise ce qui précède : « Cette parole, c’est la parole de la foi que nous proclamons. Si, de ta bouche, tu confesses que Jésus est Seigneur et si, dans ton cśur, tu crois que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. » En effet, croire dans son cśur conduit à la justice et confesser le Christ de sa bouche conduit au salut.

Dans la première Epître aux Corinthiens, il est écrit que le Christ : « a été enseveli, qu’il est ressuscité le troisième jour… ». Dans l’épître aux Romains, saint Paul mentionne que « Dieu l’a ressuscité des morts ». Il précise ainsi que c’est Dieu qui agit, qu’Il a fait Jésus, par sa Résurrection, Christ et Seigneur. Cette Résurrection du Christ est la réponse de Dieu au scandale de la Croix. L’Epître aux Philippiens, en son chap. 2, le montre bien : « […] Jésus‑Christ, Lui qui est de condition divine, n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu. Mais il s’est dépouillé, prenant la condition de serviteur, devenant semblables aux hommes, et, reconnu à son aspect comme un homme, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, à la mort sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé ». (v. 6‑9)

Saül le pharisien, avant sa conversion, était incapable de comprendre la Croix du Christ qui, à ses yeux et à ceux de ses coreligionnaires, constituait un « scandale ». Qu’est‑ce que c’est qu’un scandale ? La réponse apparaît dans la première Epître aux Corinthiens, dans le chap. 1, v. 22‑23 : « Les Juifs demandent des signes et les Grecs recherchent la sagesse ; mais nous, nous prêchons un Messie [= un Christ] crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens. » Pourquoi est‑ce une folie ? Précisément parce que la mort sur la croix, c’est la pire des morts. Les Romains cherchaient par ce supplice la suprême humiliation. Pour un Juif, c’est un scandale, en effet, un messie ne peut pas être crucifié : donc Jésus n’est pas le Messie. Au contraire, Il est sous le coup de la malédiction, pensent les Juifs.

On retrouve ce raisonnement de saint Paul dans son Epître aux Galates, chap. 3, v.13 : « Christ a payé pour nous libérer de la malédiction de la loi, en devenant lui‑même malédiction pour nous, puisqu’il est écrit : « Maudit quiconque est pendu au bois » [cf Dt. 27] ».

La Résurrection du Christ montre, au contraire, que Jésus n’est pas sous le coup de la malédiction car Elle est la marque, par excellence, de la bénédiction de Dieu, comme va le démontrer saint Paul.

IV. La Croix du Christ, « centralité » de la foi de Paul

Comme Paul a fait l’expérience d’une révélation divine, ce qui était caché à ses yeux lui est dorénavant manifeste. Il emploie souvent ce vocabulaire, par exemple dans l’Epître aux Ephésiens, chap. 1, v. 3‑10.  Le verset 9 est important : « Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté… ». Dès lors, la Croix du Christ, comprise à la lumière du projet d’amour de Dieu pour l’humanité et à la lumière de la Résurrection, inscrite dans le dessein de Dieu, devient la centralité de la foi de saint Paul. Quelques expressions placées dans ses Epîtres le prouvent. Prenons deux exemples significatifs :

• dans l’Epître aux Galates, chap. 2, v. 19‑20 : « Car moi, c’est par la loi que je suis mort à la loi afin de vivre pour Dieu. Avec le Christ, je suis un crucifié ; je vis, mais ce n’est plus moi, c’est Christ qui vit en moi. Car ma vie présente dans la chair, je la vis dans la foi au Fils de Dieu qui m’a aimé et s’est livré pour moi. ».

• plus loin, dans la même Epître (chap. 6, v. 11‑17) : « Des gens désireux de se faire remarquer dans l’ordre de la chair, voilà les gens qui vous imposent la circoncision. Leur seul but est de ne pas être persécutés à cause de la Croix du Christ ; car, ceux‑là mêmes qui se font circoncire n’observent pas la loi : ils veulent néanmoins que vous soyez circoncis, pour avoir, en votre chair, un titre de gloire. Pour moi, non, jamais d’autre titre de gloire que la Croix de notre Seigneur Jésus‑Christ ; par elle [par la Croix du Christ], le monde est crucifié pour moi, comme moi pour le monde. Car ce qui importe, ce n’est ni la circoncision ni l’incirconcision, mais la nouvelle création. Sur ceux qui se conduisent selon cette règle, paix et miséricorde, ainsi que sur l’Israël de Dieu. Dès lors, que personne ne me cause de tourments ; car moi, je porte en mon corps les marques de Jésus. »

La Croix du Christ fut la centralité de la foi de saint Paul. Tout au long de sa mission, Elle fut son guide.

Dès sa première épître, la première Epître aux Corinthiens, il annonce sa mission de prédicateur : « Christ ne m’a pas envoyé baptiser, mais annoncer l’Evangile, et sans recourir à la sagesse du discours, pour ne pas réduire à néant la croix du Christ. Le langage de la Croix, en effet, est folie pour ceux qui se perdent, mais pour ceux qui sont en train d’être sauvés, pour nous, il est puissance de Dieu. Car il est écrit : „je détruirai la sagesse des sages et j’anéantirai l’intelligence des intelligents” [cf Is. 29, 14]. Où est le sage ? Où est le docteur de la Loi ? Où est le raisonneur de ce siècle ? Dieu n’a‑t‑il pas rendue folle la sagesse du monde ? » (v. 17‑20) Il semble qu’on soit en plein paradoxe : la folie qui devient sagesse et la sagesse qui devient folle... « En effet, puisque le monde, par le moyen de la sagesse, n’a pas connu Dieu dans la sagesse de Dieu, c’est par la folie de la prédication que Dieu a jugé bon de sauver ceux qui croient. Les Juifs demandent des signes et les Grecs recherchent la sagesse ; mais nous, nous prêchons un Messie crucifié, scandale pour les Juifs, folie pour les païens, mais pour ceux qui sont appelés, tant juifs que Grecs, il est Christ, puissance de Dieu et sagesse de Dieu. Car ce qui est folie de Dieu est plus sage que les hommes et ce qui est faiblesse de Dieu est plus fort que les hommes. » (chap. 1, 21 ‑25)

Selon l’Apôtre, la Croix du Christ renverse les valeurs. Et il poursuit : « […] Il n’y a parmi vous ni beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de gens de bonne famille. Mais ce qui est folie dans le monde, Dieu l’a choisi pour confondre ce qui est fort ; ce qui dans le monde est vil et méprisé, ce qui n’est pas, Dieu l’a choisi pour réduire à rien ce qui est, afin qu’une créature ne puisse s’enorgueillir devant Dieu. C’est par Lui que vous êtes dans le Christ Jésus, qui est devenu pour nous sagesse venant de Dieu, justice, sanctification et délivrance, afin, comme dit l’Ecriture, que „celui qui s’enorgueillit, s’enorgueillisse dans le Seigneur” [cf Jr 9, 22‑23]. Moi‑même, quand je suis venu chez vous, frères, ce n’est pas avec le prestige de la parole ou de la sagesse que je suis venu vous annoncer le mystère de Dieu. Car j’ai décidé de ne rien savoir parmi vous, sinon Jésus‑Christ, et Jésus Christ crucifié ? Aussi ai‑je été devant vous faible, craintif et tout tremblant : ma parole et ma prédication n’avaient rien des discours persuasifs de la sagesse, mais elles étaient une démonstration faite par la puissance de l’Esprit, afin que votre foi ne soit pas fondée sur la sagesse des hommes, mais sur la puissance de Dieu. » (1, 26 – 2, 5).

Pour saint Paul, le cœur du message est de proclamer un Messie crucifié, mais aussi d’entrer dans le mystère de ce Messie crucifié ; il s’agit également d’accueillir la révélation du mystère de Dieu qui se révèle dans la folie de la Croix, la sagesse de Dieu se révélant dans la folie de la Croix et la puissance de Dieu se révélant dans la faiblesse de la Croix.

Le contenu de la prédication de l’Apôtre, avec, en son centre, la Croix du Christ, fixe la façon de prêcher l’Evangile.

(A suivre)

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